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Soutenance de thèse de Jean-Rémy GLOAGUEN

Mercredi 3 octobre 2018 à 13 h, amphi Viarme de l'IFSTTAR-Nantes

Jean-Rémy Gloaguen, doctorant de l'UMRAE, soutiendra sa thèse intitulée :

Estimation du niveau sonore de sources d'intérêt au sein de mélanges sonores urbains : application au trafic routier

 

Le jury sera composé de :

  • Régis Marchiano, rapporteur                         Professeur des Universités, Sorbonne Université
  • Emmanuel Vincent, rapporteur                     Directeur de recherche, INRIA
  • Catherine Lavandier, examinatrice               Professeur des Universités, Université de Cergy-Pontoise
  • Nicolas Misdariis, examinateur                     Chargé de recherche, IRCAM
  • Jean-François Petiot, directeur de thèse      Professeur des Universités, LS2N
  • Arnaud Can, encadrant                                   Chargé de recherche, UMRAE
  • Mathieu Lagrange, encadrant                       Chargé de recherche, LS2N

 

Résumé

Des réseaux de capteurs acoustiques sont actuellement mis en place dans plusieurs grandes villes afin d’obtenir une description plus fine de l’environnement sonore urbain. Un des défis à relever est celui de réussir, à partir d’enregistrements sonores, à estimer des indicateurs utiles tels que le niveau sonore du trafic routier. Cette tâche n’est en rien triviale en raison de la multitude de sources sonores qui composent cet environnement. Pour cela, la Factorisation en Matrices Non-négatives (NMF) est considérée et appliquée sur deux corpus de mélanges sonores urbains simulés. L’intérêt de simuler de tels mélanges est la possibilité de connaitre toutes les caractéristiques de chaque classe de son dont le niveau sonore exact du trafic routier. Le premier corpus consiste en 750 scènes de 30 secondes mélangeant une composante de trafic routier dont le niveau sonore est calibré et une classe de son plus générique. Les différents résultats ont notamment permis de proposer une nouvelle approche, appelée « NMF initialisée seuillée », qui se révèle être la plus performante. Le deuxième corpus créé permet de simuler des mélanges sonores plus représentatifs des enregistrements effectués en villes, dont leur réalisme a été validé par un test perceptif. Avec une erreur moyenne d’estimation du niveau sonore inférieure à 1,2 dB, la NMF initialisée seuillée se révèle, là encore, la méthode la plus adaptée aux différents environnements sonores urbains. Ces résultats ouvrent alors la voie vers l’utilisation de cette méthode à d’autres sources sonores, telles que les voix et les sifflements d’oiseaux, qui pourront mener, à terme, à la réalisation de cartes de bruits multi-sources.