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Soutenance de thèse de Benjamin Benti - 16 janvier 2020 à 13h15 - Cerema Strasbourg

Benjamin Benti soutiendra sa thèse intitulée "Behavioural responses of two cetacean species to natural and anthropogenic sounds" (Réponses de deux espèces de cétacés aux sons d'origine naturelle et anthropique) le 16/01 à 13h15 dans les locaux du Cerema de Strasbourg (11 rue Jean Mentelin 67200 Strasbourg).

Cette soutenance est publique et se déroulera le 16 janvier 2020 à 13h15, dans la salle de conférence du Cerema - Laboratoire de Strasbourg.


Le jury est composé de :

  • Mme Valérie Dufour, Chargée de Recherche, CNRS, équipe ECS - Directrice de thèse
  • Mme Charlotte Curé, Chargée de recherche, UMR Acoustique Environnementale, Cerema-Ifsttar - Co-directrice de thèse
  • M. Patrick Miller, Professeur, SMRU, Université de St Andrews (UK) - Co-directeur de thèse
  • Mme Isabelle Charrier, Directrice de recherche, CNRS, Université Paris-Saclay - Rapporteure
  • Mr Jean-Benoît Charassin, Professeur, MNHN, Sorbonne Université - Rapporteur
  • M. Jean-Patrice Robin, Directeur de Recherche, CNRS, IPHC-DEPE - Examinateur


Pour visualiser la vidéo (5min) de présentation de cette thèse : https://www.umrae.fr/ressources/videos-de-lumrae/ ou  http://intra.cerema.i2/spip.php?article3038

Résumé: La présence croissante de sons anthropiques, c’est-à-dire produits par les activités humaines, dans l’océan soulève la question de leurs impacts potentiels sur les écosystèmes marins. Les cétacés sont particulièrement vulnérables aux sons anthropiques, qui sont responsables de dommages physiques, mais également de perturbations comportementales chez les cétacés. Ces réponses comportementales peuvent avoir des conséquences néfastes à l’échelle des populations. Parmi les différentes sources anthropiques, le sonar présente une attention particulière : les transmissions sonar sont particulièrement intenses ; elles ont été corrélées à des échouages massifs de cétacés. La question première de ma thèse est de chercher à savoir comment les cétacés répondent aux émissions sonar. Les sons anthropiques ont fait irruption récemment dans l’environnement. Une des approches pour déterminer la signification biologique des réponses qu’ils déclenchent est de les comparer à celles observées en réponse à des sons naturels. Les sons produits par les prédateurs sont privilégiés dans ce cadre, parce qu’ils provoquent des réponses intenses et reproductibles. Pour les cétacés, on utilise des sons d’orques. Le second axe de ma thèse a été de m’intéresser à savoir comment les cétacés répondent aux sons d’orques et quel éclairage ces réponses apportent-elles quant aux réponses aux sonars. J’ai étudié deux espèces de cétacés : la baleine à bosse (Megaptera novaeanglia) et le globicéphale noir (Globicephala melas). J’ai participé à des campagnes de terrain au large de la Norvège, où ces deux espèces ont été exposées à des émissions sonar et à des sons d’orques, et où leur comportement a été suivi à l’aide d’observations visuelles depuis la surface et de balises multi-capteurs, attachées de façon temporaire sur leur dos, sous l’eau.